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Les figures de sainteté
Les Servantes de Dieu Mère GESUINA SEGHEZZI e Mère DOSITEA BOTTANI
Ursulines de Gandino

Ces deux servantes de Dieu ont parcouru ensemble une voie de sainteté au service de l'Église et de l’Institut; leur témoignage prophétique est toujours actuel. Elles ont vécu en grande union, même si leurs personnalités étaient très différentes. Mère Gesuina Seghezzi était austère et liée aux traditions; Mère Dositea Bottani était ouverte aux nouveautés et libre, suivant la loi de l'amour.


Fotografia Mre Gesuina Seghezzi e Mre Dositea Bottani
 
Fotografia Mre Gesuina Seghezzi
 
Fotografia Mre Dositea Bottani

 

Mère Gesuina Seghezzi
Domenica naît à Premolo (BG), le 18 septembre 1882, d’une famille d’humbles paysans. À 12 ans, sur le conseil de son Curé, elle prononce un vœu privé de chasteté et commence sérieusement son chemin vers la sainteté: «Je veux devenir sainte, une grande sainte» ! C’est l’engagement de sa vie. Elle semble n’avoir qu’un seul désir, que ce soit chez elle, à l’usine, ou au couvent: être unie à l’Époux divin, pour sauver des âmes avec lui.
En 1903, elle devient postulante au noviciat de Gandino (BG); le 21 octobre 1904, elle prend le voile et choisit le nom de Sœur Gesuina; le 21 mars 1906, elle se consacre au Seigneur par la profession des vœux de religion.
Elle manifeste par sa présence une grande capacité de lire les signes des temps à la lumière du Magistère de l’Église, et en même temps une fidélité et une créativité dans la lecture de la tradition. Elle encourage ses Sœurs à s’engager avec enthousiasme dans l’éducation des jeunes filles afin de les aider à réaliser leur projet de vie. Elle visite les sœurs missionnaires et les incite à être «toutes à tous», jusque dans les villages les plus lointains de l’Érythrée.
La croix a toujours éclairé son chemin lors de ses responsabilités difficiles et absorbantes dont l’Institut l’a investie dès son jeune âge: Supérieure et éducatrice à l’Orphelinat de Gandino (1907-1912), Maîtresse des Novices (1912-1926), Conseillère générale et Vicaire (1927-1939), Supérieure générale pendant 13 ans, ensuite Vicaire pour la seconde fois jusqu’à sa rencontre avec Dieu, le 30 mars 1963. Beaucoup de gens visitent sa dépouille, puis la mettent immédiatement au nombre des saints. Plusieurs personnes témoignent avoir obtenu des grâces par son intercession, tout comme des miracles. L’Église est en train de les examiner prudemment en vue de sa béatification.
Mère Dositea Bottani (1896-1970)
Maria Domenica naît le 30 mai 1896 à Pianca (San Giovanni Bianco – Bergame). À 13 ans, elle quitte son petit village et, grâce à l’aide de Sr Pia, sa propre sœur, entrée chez les Ursulines de Gandino, elle est admise au pensionnat des Filles du Sacré-Cœur à Endine pour terminer ses études élémentaires. Rentrée chez elle en 1911, elle aide ses parents dans les travaux ménagers et à la campagne. Sur le conseil de son confesseur, don Angelo Madaschi, curé de Peia (Bergame), le 26 septembre 1913, Domenica entre comme postulante à l’Institut des Sœurs Ursulines de Gandino. Pendant les années passées au pensionnat à Endine, Maria Domenica avait déjà un projet de vie: «Je propose, mon Dieu, de devenir sainte».
Elle reste au pensionnat de Bergame pendant quelques années comme élève des Écoles publiques complémentaires et normales. Grâce à son caractère expansif et vif, son sourire charmant, ses façons décidées et douces en même temps, elle est appréciée des pensionnaires et des camarades d’école. Toutes l’aiment et la prennent pour modèle. Le 2 octobre 1919, elle devient novice et choisit le nom de Sœur M. Dositea Eucaristica: ce nom montre son amour pour l’Eucharistie, qui devient pour elle la source du don d’elle-même aux autres. Le 3 octobre 1921, elle fait sa première profession religieuse, après avoir suivi dans la prière et le silence l’enseignement spirituel de la Servante de Dieu, Mère Gesuina Seghezzi. Elle enseigne à l’école primaire de Peia et de Chignolo, où elle est appréciée pour ses qualités didactiques et ses capacités de comprendre, de communiquer et de guider. En juillet 1927, elle est nommée Secrétaire générale et elle quitte l’école à regret. Le 3 octobre 1927, elle se consacre au Seigneur par la profession perpétuelle des vœux de religion. Même si elle a beaucoup de tâches à accomplir (secrétaire, directrice de l’école primaire et du pensionnat de jeunes filles), elle trouve le temps d’écrire l’histoire de l’Institut et du fondateur. Ce livre est imprimé en 1929 et, pour la seconde fois, en 1934 avec une lettre écrite par le Vicaire Apostolique en Bulgarie, Monseigneur Angelo Giuseppe Roncalli (Jean XXIII).
En 1946, elle est nommée Vicaire de Mère Gesuina Seghezzi. De 1952 à 1970, elle est Supérieure générale de l’Institut qui compte alors plus de 100 maisons en 5 nations différentes, environ 700 sœurs, et beaucoup de novices et de postulantes.
Son œuvre se caractérise par sa mise an application des directives conciliaires dans l’Institut, son attention aux directives de l’Église, sa capacité d’intéresser les religieuses d’autres Instituts du diocèse au renouvellement. La nuit du 2 septembre 1970, au moment de sa mort, elle répète: «Quelle joie, quelle joie!»
Le 27 avril 1991, dans l’église de S. Alessandro della Croce à Pignolo, l’Évêque de Bergame, Monseigneur Giulio Oggioni, a ouvert l’enquête diocésaine pour la cause de canonisation des deux religieuses, comme Servantes de Dieu.
Depuis le 14 décembre 1996, la “Positio super vita et virtutibus” est en cours d’élaboration à la Congrégation pour la Cause des Saints.

11 gennaio 2013



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